Aides sociales, santé, chômage : ce qui change au 1er avril !
Ce qui change au 1er avril 2025 : entre mesures de soutien et restrictions, les nouvelles dispositions touchent de nombreux Français, des allocataires du RSA aux salariés en arrêt maladie.
Publié : 31 mars 2025 à 12h48 par La rédaction
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Plusieurs ajustements entrent en vigueur dès ce mardi 1er avril 2025, dans les domaines sociaux et économiques. Certaines mesures apportent des améliorations, comme la revalorisation des aides sociales ou un meilleur accès aux soins dentaires. D’autres, en revanche, imposent des conditions plus strictes, notamment pour les salariés en arrêt maladie ou les demandeurs d’emploi.
Revalorisation de plusieurs aides sociales
Comme chaque année, les prestations sociales évoluent en fonction de l’inflation. Pour cette édition 2025, l’augmentation est fixée à 1,7%.
L’Allocation aux adultes handicapés (AAH) atteint désormais 1 033,32 euros par mois, contre 1 016,05 euros auparavant. Elle est versée aux personnes en situation de handicap dont le taux d’incapacité dépasse 80%, ou 50% sous conditions, et résidant de manière stable en France.
Du côté du RSA, un couple avec deux enfants recevra désormais 1 357,70 euros, avant déduction du forfait logement, contre 1 334,98 euros jusqu’ici. La prime d’activité, également concernée, augmente de 10 à 23 euros selon la composition du foyer.
Le programme « M’T dents » étendu
Grande nouveauté pour les jeunes : le dispositif « M’T dents », jusque-là proposé tous les trois ans, est désormais annuel. Les enfants et jeunes de 3 à 24 ans pourront bénéficier d’un examen dentaire gratuit chaque année, sans avance de frais. Une mesure qui a pour objectif de renforcer la prévention et à réduire les inégalités d’accès aux soins bucco-dentaires.
Chômage : mensualisation des versements, baisse implicite
Autre changement important : le paiement de l’allocation chômage se fait désormais mensuellement, sur la base de 30 jours fixes, quel que soit le mois.
Mais en pratique, cela représente cinq jours d’indemnisation en moins sur une année classique. Jusqu’à présent, le calcul se faisait sur 365 jours (ou 366 les années bissextiles). Cette nouvelle méthode, bien qu’elle apporte une stabilité apparente, entraînera une légère baisse des revenus pour les allocataires sur douze mois.
Arrêts maladie : des règles plus strictes pour le privé
Les salariés du secteur privé verront leurs indemnités journalières revues à la baisse. À compter de ce 1er avril, le plafond de rémunération pris en compte pour le calcul passe de 1,8 à 1,4 fois le Smic, réduisant ainsi le montant quotidien versé. Une perte estimée jusqu’à 17 euros par jour pour les plus hauts salaires concernés.
Pour les fonctionnaires et contractuels, la réforme entrée en vigueur un mois plus tôt prévoit une indemnisation à 90% du traitement indiciaire pendant les trois premiers mois d’arrêt.